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Des jeunes agriculteurs Français installés en Ukraine

      Les deux jeunes investisseurs étrangers que nous avons visités sont d’origine française. Ils expliquent principalement leur décision de s'installer en Ukraine en raison des charges et taxes qu'ils estiment trop élevées en France.

Ils ne sont actuellement pas propriétaires des terres. L’état ne veut pas que les petits propriétaires vendent leurs terres., mais cela peut se débloquer d’ici quelques années (2012).  Les terres qu’ils exploitent proviennent tous d’ancien Kolkhoze.

 

 

Emmanuel 28 ans installé à Starokostantynie à deux heures de route au sud de Jytomyr.


      Les sols de son exploitation sont des Tchernozems riches, ce sont donc de très bonnes terres. Suite à l’obtention de son BTSA ACSE (analyse et conduite des systèmes exploitations) Emmanuel souhaitait s’installer sur une exploitation agricole en France. Ne trouvant pas ce qu’il cherchait en France, son choix à été d'explorer les pays de l’Est.

Il a alors visité la Roumanie, mais en raison du climat, les rendements des cultures de ce pays étaient trop variables. Les terres de Pologne, elles, ne disposaient pas des qualités agronomiques que l'exploitant recherchait. Il a ensuite visité l’Ukraine et ce pays lui a plu, car il a trouvé la bas un bon contexte pédoclimatique.


Suite à de nombreuses démarches administratives, il a emprunté un capital de 200 000 € en France pour s’installer en Ukraine sur un ancien kolkhoze. Son installation a été progressive car il a débuté avec un faible capital. Le jeune Emmanuel   a donc commencé à cultiver  200 ha .  Aujourd'hui la surface qu'il gère s'éléve à 1500 ha. Qu'il loue à 650 propriétaires différents, par contrat  (bail) de 10 ans.


Les sols sont de type limono-argileux profonds de 40 à 50 cm de terre arable. Le sous sol est argileux ce qui permet d’avoir une bonne réserve utile en eau. Le pourcentage de matière organique est de 4 % et les PH sont assez neutres; 6,5.  La taille des parcelles est d’environ 70 ha et les sols sont homogènes. L’un des problèmes majeurs lorsque l’on remet des terres en culture c’est le un manque de phosphore.

  

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  Un paysage de plaine

 

Les différentes espèces cultivées sont les suivantes :

- Blé de printemps soit 250 ha car il peut y avoir des problèmes de gel en hiver sur du blé tendre d’hiver. Les rendements sont entre 50 et 60 quintaux. La conduite est pratiquée de façon simplifiée car le labour demande beaucoup de temps et cela augmente les charges de mécanisation et est peut rapide.

- Blé tendre d’hiver est cultivé sur 430 ha et conduit de manière proche de l’intensif, il est semé à partir du 15 septembre (l’exploitant effectue 3 fongicides et apporte 150 Unités d’azote) ceci permet d’obtenir des rendements entre 70 et 80 quintaux avec un taux de protéines proche de 14 %. Au moment de la récolte, il faut savoir qu’il y a beaucoup de paille donc le temps de récolte est similaire à nos pratiques Françaises.

- L’orge de printemps est cultivée sur 100 ha, sur lesquels il effectue un rendement de 70 quintaux.

  

Pour ce qui est des têtes de rotations elles sont les suivantes : Maïs, colza, soja et pommes de terre. Ceci représente 820 ha de têtes de rotation soit 54 %, le reste est en céréales soit 46 %.

- Le colza d’hiver est semé en simplifié au alentour du 15 août sur une superficie de 400 ha. Le rendement est compris entre 30 et 35 quintaux.

- La seconde tête de rotation est du Maïs grain sur 220 ha, il est systématiquement labouré. La récolte a lieu en octobre avec un rendement de 90 quintaux. Ce rendement s’explique par de forte pluviométrie en juin, juillet et août.

- Le soja est cultivé sur 130 ha avec un rendement de 25 quintaux. Les 70 ha restant sont cultivés en pommes de terre avec un rendement entre 25 et 35 tonnes/ha. Cette production est donc trillée et mise en sacs par du personnel du village soit prés de 70 saisonniers. Ensuite la production est destinée à être vendue sur les marchés en Ukraine. L’exploitant stocke toutes ses productions chez un organisme stockeur ceci lui coute 1,20€/mois par tonne. Ceci lui permet de vendre sa récolte lorsqu’il le souhaite à des traders ou des gros négociants.

  

La main d’œuvre se compose de 10 personnes à plein temps. Pour la gestion de son exploitation il a besoin de deux comptables, une secrétaire qui parle Français. Pour le travail dans les champs il embauche 5 tractoristes à plein temps avec un salaire de 350€/mois/tractoriste. Ces tractoristes manipulent du très gros matériel de type Européen mais le problème est de leur apprendre le fonctionnement du matériel.

Deux gardiens assurent la sécurité au sein de son exploitation durant  la journée et même la nuit.

  

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  Un aperçu du matériel d’Emmanuel

 

 

    

      L’exploitant possède des machines de récoltes, soit 2 lexions 480 avec l’une 7.5 mètres et l’autre 9 mètres de coupe, 7 tracteurs de 130 à 270 cv tous fonctionnels. Pour les traitements l’exploitant utilise un automoteur de 4000 litres de 36 mètres qui assure une partie des traitements et un deuxième pulvérisateur tracté de 4000 litres, de 36 mètres vient en complément de l’automoteur. Tous le matériel cité précédemment est assuré contre le vol et l’incendie.

 

Il possède tout le matériel nécessaire à la conduite de la pomme de terre. Pour ce qui est du travail du sol, il possède du matériel pour faire du travail simplifié, soit  deux déchaumeurs à disque et deux déchaumeurs à dents, un semoir (semis direct) de 8 mètres et un autre de 4 mètres.

 

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Cette planche de photos présente une partie du matériel : un tracteur de 270 chevaux de marque CASE IH, c’est le tracteur de tête, un automoteur de 36 mètres avec une capacité de 4000 litres, un semoir de 4 mètres de type semis direct ce qui lui permet d’intervenir rapidement, deux moissonneuses batteuses de marque Class 480 permettent de récolter un peu plus de 1400 ha, en bas à droite une arracheuse à pommes de terre permet de récolter 70 ha.DSCN0304 [640x480]

         Pour la moisson, Emmanuel fait appel a une entreprise car il loue quatre semis remorque pour le transport des céréales entre les parcelles et l’organisme stockeur. Le boisseau que vous pouvez voir permet de stocker la marchandise avant de remplir les trains ou les camions. Toute la production est stockée (3010 tonnes de Blé) au prix de 1.20€/Tonnes/mois.

 

      Les charges opérationnelles sont de 180€/ha et les charges de structure sont de 300€/ha. Ceci s’explique car il utilise du fuel de bonne qualité (gazole blanc), qui est achète en moyenne  0.90€/litres.

 

      Le prix de vente de ses céréales pour cette campagne était en moyen de 230 €/Tonnes car son blé tendre est de type meunier supérieur (14% de protéines).

 

 

Un jeune agriculteur en phase d’installation depuis avril 2010 à Skolobiv  à une heure de route au nord de Jytomyr.

     

      Emmanuel (23 ans), suite à l’obtention de son BTS TV, s’est intéressé à une éventuelle installation dans les Landes. Comme les prix de reprise étaient trop cher dans les Landes (15 000€/ha), avec son père ils sont venu visiter avec un groupe de Français l’Ukraine. Intéressé,  il a décidé avec son père d’investir dans une ferme de 1600 ha en friche.  Les capitaux investis en Ukraine proviennent de la France par le biais des deux exploitations agricoles de son père. Aujourd’hui, sur les 1600 ha seulement 400 ha sont cultivés car toutes les terres qu’ils ont reprises sont en friche et la remise en culture coûte très cher. Les terres sont louées 22€/ha à 400 propriétaires. Plus les deux exploitations en France dégagent du bénéfice plus les terres seront exploiter en Ukraine car il manque de trésorerie pour tout cultiver. Son objectif est de remettre 400 ha en culture par ans donc dans trois ans l’exploitation sera entièrement cultivé.

 

      Le développement de son exploitation dépend de la trésorerie gagnée par l’exploitation de son père afin de constituer un fond de roulement pour l’exploitation Ukrainienne.

Les terres sont très hétérogènes, se sont des podzols mais il y a une partie des terres en podzols riche. Ce sont des terres de type sablo-limoneux avec un PH de 6,3%. La profondeur de sols va de 20 à35 cm de terres arable. Le taux de matière organique est très correct car il est de 4 %. Les parcelles font entre 20 et 250 ha.

 

      Les cultures en place sont pour l’instant : Orge et Maïs grain.

Il cultive de l’orge de printemps, son objectif de rendement est de 30 à 55 quintaux, mais aussi du maïs grain avec un objectif de rendement de 50 à 80 quintaux, du tournesol  avec un objectif de 20 quintaux. L’objectif est de 15 quintaux pour le colza et pour le soja 25 quintaux. Il utilise que de la semence fermière mais il renouvelle ses lots avec des semences certifiées de type française.

Il n’y a pas de stockage, la façon de procéder est la suivante : les tractoristes bennent dans la cour de la ferme, et les céréales sont rechargés grâce a un télescopique dans les camions.

La main d’œuvre est constitué : d’une interprète, de 2 gardiens et de 2 tractoristes. Cela va surement évoluer dans les années à venir en fonction de l’évolution de la mise en culture de son exploitation.

 

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 Un matériel en pleine évolution

 

      Cette photographie montre le tracteur de tête d’Emmanuel qui est un tracteur de 230 chevaux attelé à un semoir de type semis direct de 6 mètres de large. Cet équipage lui permet d’ensemencer ses parcelles très rapidement (12 km/h) avec de faible coût de mécanisation. Vous pouvez voir aussi un tracteur plus vieux attelé à une bineuse et l’un de ses gardiens.

 

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      Cette planche de photos vous donne un aperçu des différents matériels de son exploitation. On constate que ses matériels ne sont pas très récents dû à la faible trésorerie disponible. Il va acheter une moissonneuse batteuse qui arrivera de France (une 2188 de marque Case IH), car aujourd’hui il fait appel a un entrepreneur qui lui prend 35€/ha pour réaliser sa récolte

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